Benjamin Flao dédicace ses albums au théâtre

Mardi 19 mars 2019
Théâtre Georges Leygues
Après la représentation du soir (20h30)
 Benjamin Flao dédicace ses albums
avec Livresse

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Ce mardi 19 mars, au Théâtre Georges Leygues, Benjamin Flao et Clothilde Durieux  présentent – à 14h 30 et à 20h30 – leur spectacle « L’homme qui plantait des arbres », en partenariat avec L’Association des Arts de Clairac.

Benjamin Flao est un auteur/dessinateur connu pour ses voyages et ses engagements dont il témoigne régulièrement dans ses albums ou ses participations dans des collectifs aux objectifs humanitaires.

Sur la proposition de l’association des Arts de Clairac et en accord avec le Théâtre Georges Leygues que nous remercions, Livresse présentera  5 titres d’albums écrits et – ou – dessinés par Benjamin Flao, qu’il dédicacera à l’issue de la représentation du soir :

Kiliana Song L’intégrale (Futuropolis)

Kiliana Song 1

Dans l’archipel de Lamu, au large du Kenya, Naim, un orphelin de 11 ans habite chez sa tante Maïmounia, qu’il adore. Refusant d’aller à l’école coranique car peu enclin à la discipline, il préfère l’école buissonnière, et malgré son frère Hassan qui le course régulièrement, il passe son temps à flâner, déambuler et traîner dans les faubourgs de la ville, vivant de petites magouilles. D’un naturel curieux, ouvert à la vie et aux autres, chaque moment de ses journées, chaque rencontres qu’il fait, lui donnent matière à réfléchir avec le bon sens qui le caractérise. Il croise ainsi Günter, un capitaine de marine hollandais, échoué sur ces côtes pour cause de trafic illicite de hash, qui se doit de trouver dare-dare 70 000 dollars afin de récupérer et son navire et ses papiers.

Kiliana song 2

Kililana, sur l’archipel de Lamu. Après le passage d’une grosse tempête, Hassan est une fois de plus, à la recherche de son turbulent petit frère Naïm. Il est très inquiet car il pense qu’il est parti en mer avec le capitaine Jahid, à la pêche… aux poissons, ou aux drogues dures ?! En fait, Naïm est bien dans la barque de Jahid mais avec Ali, qui la lui a volée. Et ils ont avec eux les ossements du vénérable Liogo Fumo, le dernier héros de leur peuple, qu’il fallait impérativement mettre à l’abri des pelleteuses et autres engins de terrassement. En effet, les promoteurs Blancs sont parvenus à leur fin et lancent la construction de leur complexe touristique de luxe, à l’endroit même où la dépouille de Liogo Humo reposait, sous l’arbre sacré, veillée depuis toujours par Ali et ses ancêtres. Un complexe hôtelier qui risque fort de passer au second plan maintenant que la reprise des chantiers pétroliers de l’Afrique de l’Est est rendue possible depuis que le Sud-Soudan a obtenu son indépendance. Le pipe line traversera l’Éthiopie et le Kenya pour aboutir sur ses côtes, en un immense port en construction lui aussi. Le temps de l’insouciance est fini pour Naïm et les habitants de Kililana. Leur territoire convoité est devenu la proie des industriels, d’enjeux financiers et même d’Islamistes qui font fie de l’économie et du respect de la biodiversité locales. Benjamin Flao alterne avec brio les scènes d’aventures comme les moments plus intimistes et, imperceptiblement fait se rejoindre la fiction et la réalité, celle des difficiles conditions de vie actuelles sur l’archipel de Lamu. Une manière pudique pour lui de s’engager pour la sauvegarde de cette partie du Kenya, qu’il aime tant.

 

Essence (Futuropolis)

Achille, un jerrican à la main, déambule dans un dédale de couloirs dans un bâtiment immense, étrange… Enfin, il trouve une ouverture. Ébloui par le soleil, il se dirige vers une Ford Mustang blanche. À côté, une belle femme brune l’attend. Ils vont pouvoir repartir. La femme lui demande de reprendre le cours de ses souvenirs alors qu’ils roulent dans un paysage désertique. Se souvient-il de ce qu’il lui est arrivé avant de se retrouver ici, avec elle ? Achille a mal à la nuque et voit un étang gelé dans la brume, une Porsche 911 jaune en plein milieu, à moitié immergée. Un homme semble être à l’intérieur… Mais ça ne peut être lui, il n’a jamais eu de Porsche… Et puis qu’est-ce qu’il fait là, dans cette voiture, avec elle, alors qu’il ne l’a jamais vue et ne connaît même pas son nom ? Alors, elle lui révèle la vérité : il est au « paradis » (plutôt le purgatoire, ou la purge) des pilotes, et elle est son ange gardien. Pour en sortir, il va falloir comprendre comment il est mort pour trouver la paix…

 

VA’A (Futuropolis)

Au printemps 2014, Flao et Troubs suivent une mission scientifique dans les Tuamotu qui espère relancer la fabrication des va’a Motu, embarcations traditionnelles de Polynésie. La mission n’atteint pas son objectif, mais les deux copains décident de fabriquer eux-mêmes une de ces pirogues à voiles en suivant l’ancestral modèle. Ce bricolage sympathique va leur permettre de construire  des ponts avec les habitants de cette France lointaine. Participant du rêve commun que les jeunes générations puissent revenir vivre, aimer et mourir sur leur atoll, Flao et Troubs ont parcouru les lagons, plongeant et vivant au rythme du soleil, des cueillettes de noix de coco et de la pêche et ils ont rencontré les habitants. Dessinant beaucoup, ils ont ainsi tracé chacun et ensemble les lignes d’un monde en déclin, modifié en profondeur depuis les années 1960 par l’argent du nucléaire. On se souvient des essais à Mururoa. Plus aucun enfant ne nait aux Tuamotu et les vieillards n’y meurent plus. À dix ans les enfants partent en pension sur d’autres îles pour suivre l’école et les traditions s’échappent. Les dessins de Troubs et de Flao sont autant d’instantanés pour la mémoire collective de ce paradis à la dérive depuis que le moteur à essence a supplanté les voiles des ancêtres.

 

 

La ligne de fuite (Futuropolis)

Des mots éperdument égarés.
Dans le Paris de cette fin du XIXe siècle, le jeune Adrien ne rêve que de poésie.
Complètement subjugué par l’œuvre d’Arthur Rimbaud, le jeune poète rencontre les membres du journal littéraire Le Décadent. Ceux-ci, tout à leur obsession d’être les continuateurs du style du grand poète, poussent Adrien à écrire des faux du génial Rimbaud.
Rimbaud a déjà disparu des cercles littéraires parisiens depuis une douzaine d’années. Nul n’a de ses nouvelles. Il n’a plus publié une seule ligne. Il vivrait, paraît-il, quelque part vers Aden.
La supercherie du Décadent fait long feu. Paul Verlaine, implacable garant de l’intégrité de l’œuvre de son ancien compagnon, dénonce les faussaires, attaque le journal, et le pauvre Adrien est traîné dans la boue. Le jeune homme décide alors de partir à la recherche de Rimbaud disparu : Charleville, Marseille, l’Afrique… Au fur et à mesure de son voyage, il croise ceux qui ont côtoyé l’artiste rebelle, de pas en pas, de témoignage en témoignage il retrouve la trace du poète de Charleville.
Mais l’esprit d’Adrien est fragile, le voici dérivant dans un rêve éveillé, onirique, le voici à la dérive dans son frèle esquif vers l’Éthiopie, à la rencontre de lui-même et, en toute fin, à l’acceptation de la disparition choisie du poète.
Un voyage initiatique au terme duquel Adrien découvre qui il est et Rimbaud retrouve toute sa liberté, celle de l’anonymat et du silence.

Le secret de ZARA (éditions Delcourt)

Ce qui pourrait apparaitre d’abord comme une bêtise peut se révéler comme l’expression d’un véritable talent.
C’est ce que les parents de Zara vont bien devoir admettre… pour leur plus grande fierté !

Les parents de Zara possèdent un magasin pour artistes. C’est là qu’elle découvre sa passion pour la peinture.
Mais rien n’arrête sa fougue créatrice et ses dessins se poursuivent immanquablement au-delà de sa feuille, sur les tables, sur les murs… au désespoir de ses parents qui placent les tubes de couleur en hauteur et interdisent à Zara d’y toucher avant d’être assez grande pour les atteindre.

 

 

 

 

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