Catherine Leprince à Livresse !

Librairie Livresse
Samedi 17 juin 2017
de 10h à 12h15 et de 14h à 17h

Rencontre – Dédicace avec
Catherine Leprince

Actrice de cinéma et de télévision, Catherine Leprince a tourné, entre autres, Le Piège à cons de Jean-Pierre Mocky, Le Cavaleur de Philippe de Broca, avec Jean Rochefort, Le Choc de Robin Davis, avec Alain Delon et Catherine Deneuve, Vive les femmes ! de Claude Confortès d’après la BD de Reiser, Escalier C de Jean-Charles Tacchella avec Jean-Pierre Bacri et Robin Renucci, de nombreuses séries et téléfilms en France et à l’étranger, dont L’Or et le papier de Jean Baudin et Un Enfant de trop de Jacob Berger.

Dans sa ferme du Sud-Ouest, en compagnie de ses chevaux
Catherine Leprince s’adonne maintenant essentiellement à l’écriture.

Catherine Leprince est l’auteure de deux romans
qu’elle présentera et dédicacera
ce samedi 17 juin à Livresse :

« Je porte plainte » (Éditions de La Cerisaie)

La Dépêche : « Les jolis maux de Catherine Leprince. Un drôle de bouquin et une curieuse héroïne. Comme Cécile, l’héroïne du roman, on imagine Catherine Leprince guetteur d’absolu, à la recherche de la liberté vraie quand les gens se parlent pour ce qu’ils sont et non plus pour ce qu’ils font. Pour Catherine Leprince (ou son héroïne, mais n’est-ce pas pareil ?), ils ne sont pas dans la vie ordinaire. Il faut les inventer, les rêver, les imaginer. Étonnant, au fond, que cette femme au parcours atypique parvienne à trouver les mots qui collent au quotidien de chacun. »

 

 

 

 

« Cisaille – et autres petites coupures » (Auto édité)

«La réflexion du physicien Samuel Ting «L’important, c’est de trouver ce que vous n’attendiez pas» m’a interpellée concernant ma démarche artistique. Mon écriture s’apparente plus à une improvisation structurée qui prend sens au fil des mots. Telle une exploratrice, je boude l’autoroute pour des chemins de traverse, mais ces multiraccourcis n’excluent pas le vagabondage, bien au contraire, car plus le but est flou, plus l’acting-out est dense. Sur un plan tridimensionnel, l’ouvrage convoque les mots, la musique, l’image. Mais c’est entre les lignes, hors champ, que le destin du texte, dans son ensemble, se joue. C’est dans cette dimension invisible que je tente d’insuffler du primitif. Comme une moelle épinière, il court dans l’os des mots, les anime et les hallucine avec une force que je veux parfois dérangeante pour forcer l’attention et oser l’improbable. C’est un peu comme une aventure épistolaire, les lettres étant celles qui dansent sur la ligne, celles qui s’accrochent les unes aux autres pour créer des mots, les mots des phrases pour la cadence bien sûr, la cadence pour les vibrations de l’image, l’image d’où pourrait surgir ce que je n’attendais pas».
(Extrait de l’interview donnée à La Dépêche du 14 juin 2017)

Un samedi d’été à Livresse, ce samedi 17 juin toute la journée,
venez (re)découvrir et rencontrer cette femme-actrice
qui a trouvé dans le jeu des mots
une représentation de sa personnalité et de son imagination
qui porte à nous interroger sur nos propres parcours
dans le plaisir de la lecture !

Pour les plus curieux, vous pouvez consulter ci-dessous plusieurs éléments d’information  sur ces  deux ouvrages :

Cisaille et autres petites coupures
de Catherine Leprince
format 110 x 180 – 128 pages – 14,00 euros – février 2017

Extraits :

« Chasseur de spleen, dans le labyrinthe, il lève la brume et sous tes semelles des majuscules jusqu’au bout de ton rêve, que tu regardes dévaler la vallée à grandes enjambées. »

« Le poète, lui, prend la rivière entre ses mains et sans discernement se joue de la boue et des pépites. Ivre, il accueille l’instant sans jamais le retenir.

Sur les champs de bataille, il déterre ses blessures. Bêché, il sectionne ce qui l’enracine pour que s’envole, au grand jour, le vacarme. Sans papier, il porte le nom de la foule. Il cuisine dans un gratte-ciel. Respire la démesure, la tête sur les genoux. Sa jeunesse, il la tient des étoiles, elles s’en mêlent. Orfèvres du temps présent, elles l’invitent au bord d’un trou noir, s’y précipitent pour le désaltérer par la fin, du commencement.

Le néant s’illumine quelques secondes seulement, mais suffisamment pour frôler le poète. Alors, il prend l’ascenseur, rez-de-chaussée, et collationne la misère de son rayonnement. »

Présentation :

Ce triptyque poétique est une invitation à débusquer sa « chambre désobéissante ». C’est la voie du poète menant au maquis pour dénoncer toute forme d’endormissement.


Je porte plainte
roman de Catherine Leprince
format 208 x 135 – 176 pages – 15,00 euros – janvier 2008

 Extraits :

« Il fait froid aux souvenirs. Dans mon coin, je soulève ma mémoire comme une vieille peau chagrinée. Épidermique, je refuse la lecture des gerçures ; elles n’ont de sens que si je décrypte leurs histoires. Il me faut quitter la banlieue, la périphérie de mes illusions. Suivre les ramifications de la plaie béante qui ne cicatrise pas, qui se met en rotation, en carrefour et me fait tourner en rond. Saloperie de jeu de piste ! Déjouer les obstacles ne me servirait pas à grand-chose, sinon à me leurrer un peu plus. Mais le temps presse… Foutu temps ! Où est donc l’œil du cyclone ? Le calme plat des ignorants ou des sages. Le pire, c’est la distance de la moitié, celle qui donne suffisamment de conscience pour souffrir et si peu pour se satisfaire. »

« Je vais le faire pour toi Cécile, pour te sauver en t’emmenant avec moi sur la crête. Tu laisseras tes mots danser seuls sur l’écran, tu abandonneras tes repères caillés pour des chaussées océaniques. Viens, fusionne avec moi, je serai ton nègre, ta marchande de voyelles, ta chair en costard. Viens, affûte une dernière fois mes armes paresseuses, et laisse-toi bronzer sous mes réverbères. Si tu as la trouille, je te tricoterai du chahut dans ta logique et… logiquement, ça marche. »

Présentation :

Au fil des mots, ce récit s’apparente à un monologue halluciné dans lequel chaque corridor, chaque nouvelle rencontre conduit à une impasse relationnelle. Pour savourer pleinement les méandres de l’univers métaphorique et poétique de Cécile, il faut accepter de se laisser guider par la narratrice, comme jadis on s’abandonnait aux délicieux frissons du train fantôme.

Ce qu’ils en disent :

France 3  C’est mieux le matin : « Je voudrais souligner la qualité de votre écriture, j’ai vraiment été emballé. C’est très très bien écrit. On sent que l’on part dans un voyage entre équilibre et déséquilibre. Je vous le recommande, car pour un premier roman, c’est très réussi. »
Librairie J-J. Bellet : « On ne sort pas indemne du beau livre de Catherine Leprince. Singulière – à l’instar de la collection où elle s’inscrit –, son écriture novatrice, au style si particulier, l’est, assurément. On ne peut la rattacher à aucun courant littéraire.

Une parole vive, d’où sourd le sang des mots, une parole qui n’élude ni la perte ni l’angoisse… Une parole fragmentée, comme pour mieux explorer les multiples facettes de l’histoire de Cécile, la narratrice, en proie au mal de vivre, dont la raison vacille alors que l’imaginaire commence à tout envahir. Si fatiguée, qu’elle « s’appuie sur son ombre pour se maintenir »… Avec, pour seules armes, le cri, l’humour, la dérision, elle avance, elle tombe, se relève dans un corps à corps exténuant avec les mots, où le lecteur se trouve pris dans les rets d’un subtil agencement de rythmes et d’assonances. Même si elle porte toujours en elle une part immuable qui – en dépit de sa récurrente laideur – révèle la beauté du monde et son élan premier, Cécile s’égare pour retrouver la vie perdue ; elle s’arrache à l’obscur en quête d’incertaines, fragiles lueurs, en quête du « pays plume » – comme une part d’enfance encore préservée – qui nous délestait du spleen et de la pesanteur.

Dire. Tenter de dire. L’indicible. Face à ce qui se dérobe…

Parfois, ce sont les mots – de tels instants tiennent du miracle –, les mots qui la portent et la bercent, les mots qui revêtent la douceur du feuillage et de l’ombre qui frémit. et l’on éprouve une vive sollicitude pour cette petite sœur fragile, tout à tour « détenue » et « libre ». Attachante dans son parcours. Qui nous aide à déchiffrer les traces de notre propre désarroi… »

La Dépêche : « Les jolis maux de Catherine Leprince. Un drôle de bouquin et une curieuse héroïne. Comme Cécile, l’héroïne du roman, on imagine Catherine Leprince guetteur d’absolu, à la recherche de la liberté vraie quand les gens se parlent pour ce qu’ils sont et non plus pour ce qu’ils font. Pour Catherine Leprince (ou son héroïne, mais n’est-ce pas pareil ?), ils ne sont pas dans la vie ordinaire. Il faut les inventer, les rêver, les imaginer. Étonnant, au fond, que cette femme au parcours atypique parvienne à trouver les mots qui collent au quotidien de chacun. »

Sud-Ouest : « Aux frontières du réel. Cécile se lamente. Elle tente de s’en sortir. Mais peu à peu, son contact avec la vie s’étiole. À force de se raconter des histoires, elle finit par y croire. Elle ne fait plus la différence entre imaginaire et réalité. Le lecteur est ballotté au gré de ses fantasmes. Il ne sait plus lui-même ce qui est vrai et ce qu’elle invente. »

Mondedulivre.com : « Un roman très particulier. Ne laissez aucun fil vous rattacher au port, laissez-vous aller et vous profiterez pleinement… »

Radio 4 : « C’est singulier, étonnant, décoiffant, tellement différent, surprenant. Une double lecture très intéressante. On se laisse prendre tant et si bien que l’on ne sait plus si c’est l’héroïne ou les fantasmes qui prennent le dessus. »

Françoise M., lectrice : « Il y a cette écriture, d’abord poétique, puis chaotique, au bord du naufrage, bousculée, asphyxiée, noyée ou presque, cruelle, sadique, béante, ravageuse, déglinguée, qui aspire Cécile dans un monde égaré, parallèle au nôtre – vraiment ? – un monde proche de la folie, ou fou lui-même. Il y a cette écriture hachée, saccadée, dont on ne sait plus si elle raconte Cécile ou si elle est Cécile elle-même.

Qui est Cécile, à part ce qu’elle est ? Une femme qui perd conscience, qui perd le contrôle de ses actes et qui fait perdre tout repère à ceux qui la suivent dans les méandres de son psychisme. À partir de quand perd-elle le contrôle ? À partir de quand fait-elle perdre le contrôle à la plume métaphorique qui la raconte ? À partir de quand fait-elle perdre le contrôle au lecteur, bien ancré dans la raison, qui résiste à la démence mais qui est lui-même aspiré dans ce monde malaisé, dérangé, dérangeant ? La tension retombe, soudain, brutalement, pour laisser place à l’émotion.

Qui est Cécile, à part ce qu’elle est ? Celle qui se retrouve. Grâce à Catherine Leprince, talentueuse écrivaine qui a su lui faire retrouver ses repères après l’enfer.

Il ne m’a fallu que quelques heures à peine pour achever ce roman magnétique, qui prend aux tripes dès les premières pages. »

Le mot de l’éditrice :

Cécile fuit un monde réel qui lui renvoie une image peu satisfaisante d’elle-même. Pour toucher du bout des doigts une forme de bonheur, elle s’échappe dans ses rêves. Mais pour jouer les funambules, il faut savoir garder l’équilibre. Et Cécile va basculer.

Les mots qu’offre Catherine Leprince à Cécile ont une musique particulière, très poétique. Elle crée une nouvelle alchimie entre le sens et le son. En écrivant à la première personne, l’auteure oblige le lecteur à faire corps avec l’héroïne, à ressentir ce qu’elle vit, à se perdre avec elle dans les méandres de son imaginaire. Il faut accepter de se laisser porter, dérouter, bousculer, d’oser nous confronter à une forme de folie. Mais qui d’entre nous ne s’est jamais évadé dans un monde inventé de toutes pièces, un monde qui rassure, qui apaise ? À quel moment Cécile décroche-t-elle ? Y a-t-il une frontière bien définie entre la « normalité » et ce que l’on appelle la folie ?

Un roman intense, provocateur, drôle, dérangeant, très vital.

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