Petit rappel : Anne-Marie Garat écrit son cinéma

Jeudi 12 mars 2020
à partir de 18h30
Librairie Livresse
Rencontre avec Anne-Marie Garat
une auteure aimée de la littérature
——————

Quoi de plus enivrant pour un(e) ami(e) de Livresse qu’un livre d’ANNE-MARIE GARAT!?

LA NUIT ATLANTIQUE, son nouveau roman paru chez Actes Sud, non seulement n’y fait pas exception mais il se déchaine dans nos esprits comme les vagues qui vont s’abattre sur les personnages emportés par les baïnes qui vont d’abord les sidérer puis les laisser sur les rivages d’une nouvelle vie, d’un monde nouveau, d’un regard neuf sur eux-mêmes et les autres, d’une nouvelle stupéfaction pour ses lectrices et lecteurs!

ANNE-MARIE GARAT use, sans les abîmer mais en les magnifiant, de tous les codes du roman qu’elle tisse à son propre métier. C’est une magicienne des mots et des récits, des caractères et des situations, des images et des descriptions, de l’imaginaire et du réel. Aucun de ses personnages n’est secondaire, l’une semble tirer le fil pour le lecteur mais celui-ci doit entendre tout ce que chacun d’entre eux porte du sens, plutôt des sens qui inspirent, qui poussent, qui défient et bousculent l’auteure elle-même, pourtant maître comme pas un de son texte!

LA NUIT ATLANTIQUE est longue et semble nous engloutir comme la superbe couverture d’Actes Sud nous horrifie. Mais derrière chaque vague nous en attend une autre que nous voulons affronter et sur-passer car chacune laisse apparaître une partie de l’horizon salvateur, gris, bleu, jaune, noir… Comme les couleurs des films qui hantent la mémoire d’Hélène ou les photos des paysages dans lesquels se cachent des blockhaus déplacés par les mouvements des dunes, que débusque Joe, l’intriguant, le fuyant mais bienveillant photographe nippo-canadien qui a squatté la maison d’Hélène à quelques pas de l’estran de l’océan Atlantique, où se serait perdu un sabot enfantin, ligne de fuite d’un amour ancien…

Et ce n’est ni Bambi la filleule d’Hélène, rebelle et amoureuse malgré elle, ni « Caramel » l’énigmatique et si serviable boutiquier du village, qui vont volontairement lui tendre la main pour se relever sans garder de trace de son aventure contée par le menu par une auteure au plus haut de son art, jouissive jusque dans son écriture qui nous installe devant l’écran géant de notre cinéma interne. Mais il faut bien ce grand écran pour y caser les « décors » ou le troublant Tomaso, et tous les autres, ceux par qui et avec qui tous vont mystérieusement par la magie de la fiction, nous faire assister au film de notre monde d’aujourd’hui qui nous conduit aux changements profonds de notre humanité, dans le cadre de notre superbe et fragile Sud-Ouest.

Car Anne-Marie Garat, bordelaise de naissance, situant son roman en Gironde, est une conteuse de la plus belle tradition, mais aussi façonnée par et façonnant le cinéma. Après des études de Lettres à Bordeaux, elle poursuit un DEA de Cinéma à l’université de Paris I. S’intéressant à l’expérimentation de la pédagogie de l’image, elle a enseigné le cinéma et la photographie à Périgueux, puis à Paris et dans sa banlieue. Elle fut également chargée de mission, auprès de Jack Lang, pour l’enseignement du cinéma à l’école… Voilà qui en dit long!
LA NUIT ATLANTIQUE est son 26ème roman; unique et singulier il porte tous les stigmates, effrois et espoirs, de l’oeuvre continue et intime d’une auteure dont l’écriture reçoit et traverse toutes les diversités du monde et des humains capables autant d’amour que de déchirements.

Écouter et discuter avec ANNE-MARIE GARAT, c’est se prêter à un moment de profonde vérité dans un contexte d’empathie peu fréquent mais d’une intense humanité, que sa culture et sa facétie ne feront qu’accentuer pour le plaisir de tous.

Nous vous attendons donc nombreux ce jeudi 12 mars prochain dès 18h30 dans votre librairie Livresse!
(Rencontre coordonnée par l’association des Librairies Indépendantes en Nouvelle Aquitaine – LINA)

 

Laisser un commentaire