Mardi 24 avril 2018, nous accueillons Lenka Horňáková-Civade !

Rencontre – Dédicace
Mardi 24 avril 2018
de 18h à 20h

Lenka Horňáková-Civade
à Livresse !

  Lecteurs et lectrices de Livresse, vous avez été très nombreux à aimer  Giboulées de soleil , le premier roman de Lenka Horňáková-Civade publié chez Alma éditeur (2016), Prix Renaudot des Lycéens 2016, maintenant en format Poche chez Folio,  cette belle écriture toute en douceur, décrivant avec un réalisme naïf mais précis et percutant, ces vies de femmes de trois générations successives traversant l’histoire tourmentée de la Tchécoslovaquie de 1930 à 1980. Trois femmes nées et ayant grandi sans père, qui ne baissent jamais les bras et s’affirment dans un espoir inébranlable sur fond de guerre et de manoeuvres politiques qui les dépassent.

 

 

 

  Vous êtes déjà nombreuses et nombreux à lire ou avoir lu Une verrière sous le ciel, le second roman de Lenka Horňáková-Civade publié chez Alma éditeur (2018). Nous partageons votre plaisir et votre enthousiasme pour cette magnifique  réussite d’un deuxième roman de cette auteure singulière qui mêle poésie et réalisme dans une écriture hautement colorée autant que tragiquement construite.
Aussi c’est un immense plaisir pour nous de vous inviter à venir la rencontrer et discuter avec elle de cette passion d’écrire pour « dépeindre » ses visions d’artiste.

Avec Une verrière sous le ciel Lenka Horňáková-Civade n’écrit rien moins qu’un conte moderne aux personnages hors du commun, quasiment fantastiques, côtoyant le commun des mortels pour mieux nous parler des réalités de notre temps : comment vivre et parler « soi » dans un monde étrange, le notre, où, dans une France aux valeurs millénaires, rien ne semble être ou avoir sa place, et surtout ceux qui viennent « d’ailleurs ». Ainsi, autour d’Ana, nous croiserons et découvrirons une partie de l’histoire d’un vieux juif et d’un vieil arable, amis comme cochons, et du « Russe », Grec né en Salonique, (les trois fées d’Ana), mais également de Bernard, l’amoureux de Mariaaaa dite Marie-Pierre mais aussi celui qui « prend soin » d’Ana, d’Eugène l’esthète et Albert l’artiste, inséparables et tragiques acteurs du milieu artistique moderne, de quelques fantômes des nuits parisiennes, et de Grofka, celle par qui tout arrive, sauf l’amour qu’elle s’épuise à ne pas obtenir.
Les sujets abordés par toutes ces femmes et ces hommes sont multiples : la censure littéraire en Tchécoslovaquie, la fin des Empires ottomans et des Habsbourg, la force et la fragilité des langues, la beauté des matins d’été de l’autre côté de la méditerranée, la poésie d’Apollinaire, l’art baroque, les parents et l’éducation des enfants, l’amour, impossible ou réel, la vie – la mort, les réminiscences et la mémoire, la création artistique, etc… qui font autant sens que la recherche centrale du personnage principal – mais lequel est vraiment principal!? :
Ana (avec un seul n!), « Celle qui »  en vieux tchèque, 18 ans au début du livre, en une année, quatre saisons, va naître plusieurs fois dans le miroir kaléidoscopique de ceux qui l’entourent, avant de naître finalement pour elle-même à la toute fin d’un parcours romanesque magiquement mis en scène par l’auteure, comme par une artiste peintre aux prises avec sa toile.

 

Lenka Horňáková-Civade est une écrivaine et peintre d’origine tchèque qui vit actuellement dans le Vaucluse. Habitant en France depuis une trentaine d’années, elle a écrit ses deux romans en français, après d’autres publications en langue tchèque.

« Le français m’a permis de dire ce qui était indicible dans ma langue maternelle »

Biographie de Lenka Horňáková-Civade :

Née en 1971 à Prostějov, Tchécoslovaquie, nouvellement République Tchèque,

– 1989 – 1994 diplômée de l’Ecole des Hautes Etudes Economiques et en parallèle étudie quelques semestres à la Faculté de philosophie de l’Université Charles IV à Prague.

– voyage à travers l’Europe, puis s’installe en 1994 à Paris pour une année d’étude (Programme Copernic, écoles participantes Sciences Po, Mines, X et Pont et Chaussée).

– assiste aux cours d’anatomie et ateliers de nu aux Beaux-Arts Paris. Puis rencontre Roger Civade, qui est un guide et maître précieux dans l’apprentissage des fondamentaux du dessin et de la peinture. La pratique du dessin devient un exercice quotidien.

– 1999 – 2002 restauration du Château St.Quentin à Saignon, Vaucluse

– 2002 – 2008 chambres d’hôtes à Château St.Quentin à Saignon, Vaucluse

– 2007 – 2009 licence d’Arts Plastiques à l’Université Paris 1 Sorbonne

– à partir des années 2000 travaille avec un cercle d’artistes d’après le modèle vivant.

– écrit des chroniques et des nouvelles pour la Radio  Český rozhlas en République Tchèque,

– expose régulièrement en France, en République Tchèque,

Bibliographie

2010 – Provence jako sen, éditions NLN, Praha
2011 – Lanýže, éditions NLN, Praha
2013 – Prioritaire, Praha – Paříž, avec Anne Delaflotte Mehdevi, éditions NLN, Praha
2014 – Entre Seine et Vltava, avec Anne Delaflotte Mehdevi, éditions Non Lieu, Paris,
2015 – Pohlednice z kavárny, NLN, Praha
2016 – Giboulées de soleil, Alma éditeur, premier roman, prix Renaudot des Lycéens 2016
2017 – auto-traduction de Giboulées de soleil en tchèque, paru en mars „Marie a Magdalény“ chez Argo, Praha
2018 – Une verrière sous le ciel, Alma éditeur,


L’avis de l’éditeur :

Giboulées de soleil ( Alma éditeur pour le grand format, et Folio pour le poche)

Dans un style ample et tendre et des dialogues presque naïfs, Lenka HORŇÁKOVÁ-CIVADE relate dans ce premier roman l’histoire d’une lignée de femmes bâtardes en tchécoslovaquie de 1930 à 1980.

Elles s’appellent Magdalena, Libuse et Eva et partagent le même destin : de mère en fille elles grandissent sans père. Mais de cette malédiction, elles vont faire une distinction. Chacune a sa façon, selon sa personnalité, ses rêves, ses lubies, son parler et l’époque qu’elle traverse. Malgré elles, leur vie est une saga : Magdalena connaîtra l’annexion nazie, Libuse les années camarades et Eva la fin de l’hégémonie soviétique. Sans cesse des imprévus surgissent, des décisions s’imposent, des inconnus s’invitent. À chaque fois, Magdalena, Libuse et Eva défient tête haute l’opinion, s’adaptent et font corps. Au fond, nous disent-elles, rien n’est irrémédiablement tragique, même les plus sombres moments.

Une verrière sous le ciel  ( Alma éditeur)

« Dans les contes de mon pays, il y a souvent trois fées qui se penchent sur le berceau du bébé pour lui souhaiter une vie de telle ou telle couleur, sous de bons auspices ou au contraire pleine d’embûches. À quoi cela tient-il ? À leur bonne humeur ? »

Il était une fois, en 1988, une jeune fille envoyée en colonie de vacances en France par le parti communiste tchécoslovaque. Au dernier moment, sur le quai de la gare de l’Est, Ana refuse de rentrer. Elle vient d’avoir 18 ans et décide de changer le cours de son destin.
Écrit avec la même splendide énergie que Giboulées de soleil (Prix Renaudot des lycéens 2016), Une verrière sous le ciel nous place dans le Paris de la fin des années 1980, auprès d’un personnage qui se demande comment grandir, être libre, connaître le monde au-delà des apparences. Ana le découvrira à travers les mots et les gestes des autres.

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