Petit rappel : Printemps des poètes 2019 en trilingue à Livresse

PRINTEMPS DES POÈTES 2019
Librairie Livresse
Jeudi 21 mars
de 18h à 20h

« Un òrb me mena ont vau » : d’Omèra a Katakolo
« Un aveugle me conduit où je vais » : d’Homère à Katakolo

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  Cuisine poétique helléno-gasconne

Au carnaval des lieux et des langues, Michel Destieu nous propose
une autre façon de voir et de dire l’être  

 

 Joan-Pèire Tardiu et Frederic Fijac,
invitent
l’auteur du recueil trilingue Occitan/Français/Grec
Vers Katakolo
(K’A éditions)


Au menu de la soirée :

Un bouillon de lectures aux trois langues,
en occitan et français par l’auteur et ses hôtes,
en grec par Évangélia Karali

assaisonné de chants grecs et occitans
par Martine, Jean, Danielle
et Frédéric.


Michel Destieu et son oeuvre :

Né dans le Lot-et-Garonne, Michel Destieu passe son enfance chez ses grands-parents à Hautefage-La-Tour, où l’occitan est le parler natif. Michel Destieu fait la rencontre du poète Jean‐Pierre Tardif. Il se lance alors dans le théâtre et la philosophie et, en parallèle, voyage en Europe et en Russie, ce qui lui inspirera chroniques et reportages, publiés dans des revues halieutiques.
Puis, de retour à Perpignan, il revient aux racines de la langue avec l’écriture d’un ensemble de textes dont une partie a été publiée dans la revue Oc dès les année 90.
Son premier recueil, L’èstre, La chose – prix Paul Froment 2011 – est publié chez Gros Textes. Suivront Las gens, Les gens, impressions du festival Voix Vives de Méditerranée en Méditerranée 2012 et La Tour Thierry éd. du Petit Véhicule (Chiendent) dont le thème est la rencontre avec le poète Thierry Metz.
Michel Destieu vit actuellement à Perpignan et, à l’occasion du prochain festival Voix Vives, de Méditerranée en Méditerranée il présentera des poèmes de son nouveau recueil : Entà Katakòlo, Vers Katakolo, K’A édit, édition trilingue en occitan, français et grec.

 Voici ce qu’écrit Joan-Pèire Tardiu en introduction de L’èstre :

« L’èstre en langue d’oc, c’est l’être, et aussi ce que l’on ne peut nommer : la chose, le machin, le truc, et « Chose » s’il s’agit d’une personne.

Le parcours de Michel Destieu s’inscrit sous le signe de cette ontologie particulière.

L’univers nord-agenais de l’enfance où la langue et l’élan des tertres ne font qu’un, est en même temps celui où rien, déjà, ne coïncide, où tout s’illumine et se perd dès l’origine.

Et « Chose » là-haut, d’appel en absence en appel en absence, est prié de venir voir comment ça se passe.

Il y a encore toutes ces voix, en patois, de ceux qui n’ont même plus de nom, mais qui mènent sans doute au plus loin la quête à partir du désastre. Dans la résonance à la fois familière et lointaine de la langue.

C’est dans cette langue, dans sa langue, que Michel Destieu, entre âpreté et tendresse, « ferraille » sur l’enclume des jours, pour y tordre l’èstre. »

 

    

 

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