Rappel : Après « Ne vivons plus comme des esclaves » : « Je lutte donc je suis », Yannis Youlountas crie l’abomination faite au peuple grec et appelle au refus de la résignation

Mardi 24 mai
L’Utopie et Livresse en partenariat

vous proposent un événement
en deux temps :

Librairie Livresse de 17h à 18h30
Yannis Youlountas
en dédicace

À l’Utopie à 20h30
Yannis Youlountas
présentera et commentera 
son dernier film
« Je lutte donc je suis »

Quelques photos de « Paroles de murs », »personnages », »terres de luttes », extraites du film :

Yannis Youlountas est né le 21 septembre 1970 à Martigues, près de Marseille, d’un père grec, ouvrier, et d’une mère française, prof de lettres. Auteur franco-grec d’une vingtaine de livres dans différents genres (philosophie, théâtre, poésie, roman, sociologie, scénario de BD), il a diversement écrit sur la « crise grecque » ces dernières années. 

Écrivain et cinéaste franco-grec, formateur en philosophie et critique de la fabrique médiatique de l’opinion, Yannis Youlountas a photographié et analysé l’ensemble des événements en Grèce depuis les premières émeutes de décembre 2008 pour Siné-Hebdo puis Siné-Mensuel et d’autres médias alternatifs. Il est également l’auteur de deux livres sur le rapport de force dans la fabrique de l’opinion : Derrière les mots(satirique) et Paroles de murs athéniens (textes et photos) ainsi que de Exarcheia la noire (textes et photos avec Maud Youlountas) sur le cœur de la résistance et des alternatives à Athènes, publiés aux Éditions Libertaires. Dans son film Je lutte donc je suis, c’est avec poésie qu’il délaisse l’analyse chiffrée pour un voyage émouvant fait de rencontres et de chansons au cœur de la résistance et des alternatives qui se renforcent de jour en jour. Son film précédent, Ne vivons plus comme des esclaves en 2013, a été traduit dans 14 langues et a commencé à porter la parole du mouvement social grec sur tous les continents.

Pour soutenir et participer aux recherches, dispositifs théoriques et expériences concrètes, de Yannis Youlountas (situations de crise, nouvelles pratiques éducatives), un collectif de passionnés a créé L’IRAPEP (Institut de Recherche Alternative Pluridisciplinaire et d’Education Populaire).

A la Librairie Livresse, ce mardi 24 mai,
Yannis Youlountas
vous parlera et dédicacera 4 de ses ouvrages :

       Exarchéia la Noire

Paris a son Quartier Latin, mémoire de mai 1968.
Athènes a Exarcheia, où s’écrit, en ce moment même, l’Histoire.
Nouveau bastion de la révolte et des utopies, au crépuscule
d’une Europe qui s’enfonce dans la tyrannie économique.
Rempart fraternel contre le retour du nazisme qui rôde
partout ailleurs en Grèce. Berceau du slogan
« Ne vivons plus comme des esclaves ».
Plus qu’un quartier désormais. Un mythe.

      Que la fête commence

Que la fête commence !, Jean-Claude Besson-Girard, Alessandro Di Giuseppe, Jean-François Brient, Serge Quadruppanni, Yannis Youlountas, John Holloway, Noël Godin, Jiho (illustration)
« Du haut de leurs citadelles, les seigneurs d’aujourd’hui et leurs gens savent que les temps sont venus, comme le savaient la plupart des puissants de l’Ancien Régime à la veille des soulèvements.

Il est temps d’arrêter de baisser la tête. Il est temps de sortir de nos vies bien rangées. Il est temps d’occuper les villes et les campagnes. Il est temps de bloquer, couper, débrancher tout ce qui nous aliène, nous opprime et nous menace. Il est temps de nous réunir partout en assemblées et de n’obéir plus qu’à nous-mêmes.
Chaque jour plus nombreux, par-delà nos différences, il est temps de chanter et danser la vie à réinventer, au-delà des ruines. Il est temps de lever nos verres ou nos poings vers les étoiles, dans le crépuscule des idoles, et de proclamer : Que la fête commence !

        Poèmes ignobles

Attention, quelqu’un vous observe, vous devriez reposer ce livre.

« Si aux yeux d’une branlée de chenapans, dont je suis, Yannis Youlountas est beaucoup mieux encore qu’un poète splendidement scandaleux, c’est parce que nous, ses potes, nous savons à quel point le loustic a également l’art et la manière, foutre-en-bouche !, de mettre en accord ses actes avec ses vers. (…) Quel bonheur que ça existe encore des “ zigues à la coule risque-tout ” estimant que la dialectique, ça peut toujours casser les briques ! »
Noël Godin (extrait de l’ignoble préface)
Allez, maintenant, reposez-le, la Police arrive.
QUATRIÈME ÉDITION TOILETTÉE, ÉPILÉE ET REMPLIE DE SURPRISES

       Et son DVD « Ne vivons plus comme des esclaves »

Venu des catacombes grecques de l’Europe, un murmure traverse le continent dévasté : « Ne vivons plus comme des esclaves » (prononcer « Na mi zisoumé san douli » en grec). Sur les murs des villes et sur les rochers des campagnes, sur les panneaux publicitaires vides ou détournés, dans les journaux alternatifs et sur les radios rebelles, dans les lieux d’occupation et d’autogestion qui se multiplient, tel est le slogan que la résistance grecque diffuse, jour après jour, et nous invite à reprendre en chœur sur les mélodies de ce film à ses côtés. Un grand bol d’air frais, d’enthousiasme et d’utopies en marche, venu de la mer Égée.


Ce que d’autres ont dit du film « Je lutte donc je suis » :
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Pour en savoir plus sur Yannis Youlountas et sur l’IRAPEP,
lisez ci-dessous sa propre présentation et un article sur l’institut :

Zone antifa

Petite gousse d’ail pour éloigner les rôdeurs fascisants

Je suis né en 1970 d’un père grec ouvrier et d’une mère française prof de Lettres, dans une région populaire du sud de la France, terre d’immigration et de diversité culturelle, non loin de Marseille.

En 1984, pour une place de parking, mon père mani- festement trop bazané a été agressé sous mes yeux par un blaireau vêtu en kaki, qui s’est avéré par la suite être un militant du FN, devant un supermarché des Bouches-du-Rhône.

Alors adolescent, j’ai participé l’année suivante à la distribution de millions de petites mains, avant de découvrir d’autres formes plus élaborées de luttes contre la vermine raciste.

Élevé dans la pédagogie Freinet (ma mère et mon beau-père enseignants militaient à l’Institut Coopératif de l’Ecole Moderne), j’ai toujours eu horreur de l’autoritarisme et des abus de pouvoir sous quelque forme que ce soit.

A la maison, on lisait Charlie-Hebdo (à l’époque des Choron, Reiser, Siné, Coluche, Gébé…) et Pilote autant que les BT ou BTJ (créées par et pour des enfants). Puis, j’ai commencé à feuilleter Brecht, puis Vaneigem… Depuis, l’amour de la différence et le désir de l’autogestion m’accompagnent indéfectiblement.

J’ai vécu en France et en Grèce, portant mon baluchon sur tous les continents, et me suis progressivement découvert apatride : simple citoyen du monde. Certes, d’origine grecque et française, mais aussi métissé de tout ce qui constitue notre humanité et qui va bien au-delà de la carte d’identité des géniteurs ou des ancêtres, bout de papier plastifié dont je me passerais bien.


Bref, je ne rejette pas la France ni la Grèce, en tant que terres de cultures qui ont profondemment marqué l’Histoire (pour le meilleur et pour le pire), et en particulier la mienne et celle de ceux qui m’entourent, mais je ne louche pas sur la Tour Eiffel ou le Parthénon au point de mésestimer le reste du monde. Où que soient mes racines, mon regard est ailleurs, à la rencontre d’autres visages, façons de vivre et projets d’en changer…


Le racisme et le nationalisme sont deux fléaux aussi ravageurs dans l’humanité que les religions et la voracité matérielle. C’est pourquoi, je suis profondemment antiraciste, universaliste, athée et anticapitaliste.

Pourtant, même avec un tel pédigrée, j’ai croisé autant de vendeurs de tapis politiques (faits pour se mettre à genoux devant des guides) que de témoins de Jéhovah et autres colporteurs d’inepties pour bêtes à manger du foin. A croire que ces gens ont du temps à perdre et de la persévérance à éprouver. Depuis une dizaine d’années, j’ai donné congé à plusieurs reprises à divers rois mages venus essayer de m’amadouer au sujet d’idéologies représentant exactement le contraire de ce que suis, de ce que je pense, de ce que je fais.


Non pas que je refuse de me remettre en question – la philosophie est une activité qui nécessite cet examen en permanence – mais certainement pas avec eux. J’ai toujours refusé de dialoguer avec les valets de la droite extrême et autres satellites rouges-bruns qui ne m’inspirent que le dégoût.

Libres à d’autres(1) de discuter avec eux s’ils le souhaitent mais personnellement, avant même de poser la question de la volonté et de l’utilité, je ne peux pas.

C’est viscéral.

J’ai refusé la signature de Dieudonné en janvier 2007, lors de la pétition des électrons libres, alors que je croyais pouvoir mettre un peu le bazar dans l’élection présidentielle avec José Bové, avec le souvenir lointain de Coluche en 1981.


J’ai refusé pareillement de rencontrer certaines huiles de la pensée-passerelle entre le rouge et le brun, dans la mouvance des Alain Soral et autres malades de l’identité politique et/ou frappés des paranoias les plus ridicules : ce grand n’importe quoi qui crée la confusion entre dénonciations judicieuses et sirènes illuminées.

Je ne refuse pas de mettre en doute les versions historiques officielles, encore moins de critiquer l’hypocrisie politicienne, le cirque médiatique, les convenances académiques, le discours dominant et sa novlangue : je les ai constamment combattus, notamment dans certains de mes livres (Critique de la démoscopieDerrière les mots…).


Mais je ne crois pas que la vérité soit exactement le contraire de ce qu’on nous donne systéma- tiquement à voir et à penser, et je crois encore moins que les réponses ou les solutions que proposent certains soient les bonnes. Et pour cause : de même que la vision historico-politique des rouges-bruns est d’un simplisme à faire pouffer de rire un orang-outan, de même leurs remèdes, déjà éprouvés dans l’histoire, sont pires que le mal. Fermons le ban.

Alors, rôdeurs fascisants, passez votre chemin, vous ne trouverez rien ni personne à récupérer ici. Retournez dans les vastes cimetières du vingtième siècle. Vos rêves sont nos cauchemars.

Et à tous les autres, bienvenue sur mon blog(2), dans mes livres et/ou dans les rencontres auxquelles j’ai le plaisir de vous inviter de temps à autre !

Y.Y. (8 mars 2013)


L’IRAPEP (Institut de Recherche Alternative Pluridisciplinaire et d’Education Populaire) a été fondé en 2004 par un collectif de passionnés des nouvelles pratiques éducatives et/ou en questionnement sur les situations de crise (écrivains, artistes, éducateurs, psychologues, professeurs de philosophie, de sciences de l’éducation et de lettres) pour soutenir et participer aux recherches, dispositifs théoriques et expériences concrètes, de Yannis Youlountas (situations de crise, nouvelles pratiques éducatives).

Toute la partie gestion et administration d’IRAPEP est assurée depuis 2007 par l’association ANEPOS.

Les principales activités d’IRAPEP concernent :

I – LES SITUATIONS DE CRISE

Formation à l’accompagnement des situations de crise et/ou l’accompagnement effectif de ces situations.


- élèves exclus et/ou versés en classes-relais ou ateliers-relais.
- personnes en situation d’exclusion sociale, sans-abris, migrants, détenus.
- personnes sujettes à des tentatives de suicide ou à des conduites à risque.
- personnes sujettes à la consommation de drogues.
- personnes souffrant de déficience mentale.
- personnes entrant dans une situation de handicap.

Considérant que « le temps critique est aussi le temps de la critique parce que toute crise est d’abord une crise de sens » (Yannis Youlountas, Philosophie et action sociale).

II – LES NOUVELLES PRATIQUES ÉDUCATIVES

Formation à l’intervention dans les nouvelles pratiques éducatives et/ou l’intervention effective dans ces nouvelles pratiques.


- la philosophie à tous les âges, avec des diverses méthodes didactiques et ludiques (méthode de Matthew Lipman ou de Anne Lalanne, travaux de Michel Tozzi, ateliers philo, goûters philo, contes philosophiques, éveil à la pensée, jeux formateurs).
- les ateliers artistiques d’expression écrite et orale (poésie, slam, chanson, recueil, spectacle).
- l’éveil critique et culturel à travers l’éducation à l’image et aux médias (presse, télévision, cinéma, Internet, nouveaux outils de communication).

Considérant que « le temps éducatif a pour objectif terminal l’autonomie et l’émancipation du sujet, ainsi que sa faculté à l’ouverture et à la coopération, conditions indispensables pour espérer approcher concrètement une devise telle que Liberté, Égalité, Fraternité » (ibid.).

III – LA RECHERCHE

Développement de la recherche et des échanges sur les situations de crise et sur les nouvelles pratiques éducatives.
- soutien à des recherches spécifiques.


- organisation et/ou participation à des conférences, débats, séminaires et colloques.
- organisation et/ou participation à des ateliers et stages pratiques.
- publication d’ouvrages, brochures et articles dans des revues spécialisées.
- publication de documents didactiques et ludiques accessibles au grand public, notamment à la jeunesse.
- création de vidéos pédagogiques.
- projet d’un film documentaire sur l’être humain en situation de crise.
- projet d’un film documentaire sur les nouvelles pratiques éducatives visant l’autonomie, l’émancipation, l’ouverture et la coopération, au moyen de la philosophie, des arts et de la maîtrise des médias.

Considérant que « le temps de la recherche vise à améliorer le savoir-faire, mais aussi le faire-savoir, chercher à comprendre comme à faire comprendre » (ibid.).

Contact IRAPEP
Administration : 
maud@irapep.net ou 06 18 26 84 95
Activités : 
yy@irapep.net ou 06 24 06 67 98 (Yannis Youlountas)
Collectif : 
collectif@irapep.net (Carole, Maud, Nicole, Anne, Gilles, Kostas, Nikos, Edgar, Michel, Daniel)

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