Petit rappel : Séance de dédicace du livre « Les folies » de Jean-François DION

Librairie Livresse
Samedi 6 juillet 2019
de 10h à 19h
Rencontre dédicace avec
Jean-François DION

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«J’ai décidé assez jeune que je serais cinéaste ou rien ; comme rien était déjà pris, j’ai fait cinéaste.» Jean-François DION.

D’abord assistant-réalisateur sur de nombreux films français et internationaux (Verneuil - Dmytryk - Malle)  Jean-François DION devient scénariste, producteur et réalisateur de courts et longs métrages, dont « THOMAS. » – avec Michel Bouquet – Nicole Courcel – Christine Boisson. Puis à la télévision il réalise des émissions jeunesse, aventure et spectacles, il devient enfin directeur de la production à Canal+ avant de participer à la création et au développement international des chaînes thématiques du groupe.
« Maintenant j’écris. » J.F DION.

Cet homme d’image, de cinéma et de télévision vit depuis 2006 dans le Lot-et-Garonne, à Penne-d’Agenais, où effectivement il écrit !

En 2013 paraît son premier roman, « Des photos », puis un deuxième, « L’Homme qui n’aimait pas la mer », un troisième, « Les portes, et les sons qu’elles font », un quatrième, « Ancillaires », et ce tout dernier « Les folies ». (le sixième est en écriture !)

C’est à Livresse que ses livres ont été lancés, ils ont tous fait l’objet d’une joyeuse dédicace et nous avons toujours plaisir à l’accueillir. 

« Je raconte des histoires. J’invente des personnages ; certains sont sages, d’autres pas. Je leur crée des problèmes, et des bonheurs. Je leur présente des amours, des vengeances et des échappées. Cela fait un monde fou. Et pas mal de tintouin. » J.F DION.

Il viendra donc dédicacer
 » Les folies  »
(éditions Az’Art Atelier)
samedi 6 juillet toute la journée
à Livresse. 


Ci-dessous, comment Jean-François Dion parle lui-même de son livre : 

« Sa folie fut éblouissante et gigantesque. L’emporta dans son typhon, l’avala dans son siphon. Une tornade prodigieuse l’avait déraciné, aspiré, avalé cul sec comme un alcool brûlant. »

C’est quand des choses avaient fini que tout a commencé.

Chassé, banni, Michel voulut fuir et disparaître. Il s’évada comme en exil — comme en un road-movie — sur les routes qui mènent au sud, fit halte en une station thermale aux froidures encore vives de morte saison. Où les eaux sont propices à l’oubli, à l’ennui, et aux nettoyages. Où se croisent aussi massages et mirages, bains de boue, machines à sous, thés dansants et lectrice de Maupassant.

Geneviève se fait appeler Jenny car elle a décidé d’être élue miss France. Espérer disparaître et désirer paraître proviendraient-ils d’un désir insatiable commun : fuir ? Pour lui le monde et habiter ses ombres, pour elle les routines et enfiler de plus chatoyantes peaux — être aimée c’est-à-dire. La fugue amère et morne de Michel s’habilla des chimères à paillettes et tenues de parade de Jenny-Geneviève ; elles le firent revivre, il la fit étinceler ; il devint Pygmalion, elle se fit Lolita.

Il se souvient que la chose ensuite dérapa : que le vigile n’aimait pas les racailles, que les racailles n’aimaient pas les pédés, qu’il avait fait des bêtises et que l’assaut fut donné.

« Michel encaissa un coup de poing au ventre d’une violence inouïe ; qui l’ébranla et le fit reculer de deux pas, mais ne lui fit pas mal.

C’est au genou qu’il eut mal.

Il sentit ses jambes se dérober.

Et tout devint blanc.

Puis noir.

Et silencieux.

Cela sentit la poudre de pétard du Nouvel An chinois. »

Venez nombreux !

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